Si on a l’image du rockeur anglais rachitique avec une mèche sur les yeux, qui fait aussi gaffe à ses vêtements qu’à sa musique, alors The Wytches auraient dû naître quelque part entre Seattle et Austin (ok, c’est vaste) plutôt qu’à Brighton, radieuse station balnéaire au sud de Londres.

Mais à tout être raisonnable, on a appris à ne pas généraliser.
Ces sorcyères là sont donc la bonne adresse de la rentrée, celle qu’on se refile dans le petit monde indé.

Après une paire de EPs épatants, voici donc leur premier long format sous le joli nom de ‘Annabel Dream Reader’. Larsen, distortion, reverb, tous sont invités, ils viennent assaisonner un son lourd et carré, des compos dont on ne sait pas si elles sont désespérées ou je m’en foutistes, sûrement un peu des deux, et là, il faut bien citer le nom de ceux qui sévissaient alors que les parents de ces anglais avaient tout juste le droit de boire de la bière. Nirvana. Oui oui il y a bien quelque chose de nirvanesque dans les rêves d’Annabelle, on y retrouve aussi Jack White, dans la puissance, dans la voix qui laisse passer quelques fragilités malgré tout. Et puis comme tous nouveaux venus de talents, ils savent aussi apporter leur touche, dépoussiérer les influences, et puis aussi varier les tempos, descendre vers des ballades brumeuses pour mieux détonner par la suite.
Petit bémol, les meilleurs titres étaient déjà connus via les premiers EPs, et donc l’album en lui même n’apporte pas énormement plus, c’est un peu décevant. On verra si les gars de Brighton confirment plus tard, mais que ça n’empêche personne de dormir. En attendant, ne boudons pas les plaisirs éphémères, c’est des fois les meilleurs.

Ecoutez l’album sur Deezer : Cliquez ici

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